mercredi 2 mai 2007

rue qui fourmille

J'habite dans une rue. Je ne suis pas la seule. Ni la seule à habiter dans une rue, ni la seule à habiter ma rue. Une belle année que j'ai passé sur le plateau Mont-Royal. Seulement, depuis que le printemps jouit sur le perron, la lune de miel est terminée. Terminato que les weards de cette rue s'enferme grelotter pour l'hiver. C'est l'invasion, que dis-je la contamination.

Il y a ceux qui étaient là l'été dernier. Sauf qu'il y a des nouvelles têtes. Au sud ouest de mon appartement, à environ 90 degrés se rassemblent une joli-bande-de-mottés-post-adolescents-mais-qui-n'ont-pas-compris-que-l'adolescence-devrait-passer. Ils sont verts. Surtout verts. C'est la seule qualité que je leur connais parce que lorsqu'ils parlent, je n'y comprends rien. En plus, ils se prennent sincèrement pour une bande de black dans un ghetto. Youhou? Trop de Save the last dance dans vos écrans mes jolis. Et on passe.

Il y a l'antiquaire. Tout un homme. Des antiquités dans sa boutique? Vous vous souvenez du poster avec le mec en bédaine-bien-fichu qui tient un bébé? Je l'avais en cinquième. Il en vend. Inutile de le questionner puisque tout ce qu'il tient provient du temps des romains. Saviez-vous qu'ils avaient des tournes-disques dans ce temps-là? Tant qu'à y être je me pars une business pi je vends mon mini-four qui faisait des biscuits de quand j'étais minuscule. Non celui-là je le garde...

Ma nouvelle et plus récente découverte est le type qui dit souvent: T'as un criss de beau cul. Flatteur? C'est une plaie. Une gastro tiens. Il est partout. A chaque fois il me cris: Souris-moi tabarnak. D'habitude, j'aurais une réplique qui irait tout droit dans ses dents jaunes. Mais rien. Niette. Nada. Nicht. Je le frencherai d'abord. Ca va le taire. Je salive énormément en cas de panique.

Mais j'ai tout de même découvert qu'un bon ancien ami à moi habite juste en face. Je suis très excitée de ce nouveau venu adorable. Mais reste qu'il apparaît chaque fois que je me sussure à ma propre oreille que c'est OK d'aller à l'épicerie en gros jogging gris. Quoi? je suis confortable.... Il s'amène comme Aladin, sauf que je frotte rien du tout. Il n'a même pas de pantalons bouffis...

4 commentaires:

Fairy-bonbon a dit…

C'est si pire... Me semble qu'on a tous de quoi a dire sur nos quartiers!!!! Demande a Kara, elle va peut-être te sous-louer son appart!!!!

Catherine a dit…

Hihihi... profites-en d'ici au premier juillet.. le voisinage pourrait changer.. pas toujours pour le mieux!!

en passant, bienvenue sur la blogosphère!

Kara a dit…

Effectivement, Mia, on dirait qu'on habite dans la même rue. Mais si j'ai bien compris, tu vis sur le Plateau ? Bon... finalement, Fairy a raison, on a sûrement tous quelque chose à rechigner sur notre quartier...! ;-) Moi qui voulait quitter Hochelaga pour la Plateau...

Anonyme a dit…

Ce qui me taperait sur les nerfs du plateau, c'est le traffic piétonnier. Il faut s'armer de patience pour aller n'importe où. tout le monde FLÂNE.

J'aime bien mon coin.
Je ne marcherais par contre au grand jamais sur la Plaza St-Hubert un samedi après-midi ensoleillé. Tout le monde m'énerve !!!