Dernièrement j'ai fait une rencontre extraordinaire au boulot. Une fille dans la trentaine. Tout de suite j'ai su que je pouvais bavarder avec elle. Sans quoi elle ne passe pas son temps à soupirer sur nos 7 années de différences pour finir en disant que j'ai toute la vie devant moi.
Comme moi, c'est une trouillarde. Le thème surdiplomée est faible. Elle accumule les bac et les maitrises, les plaçant dans un coin de son cerveau. Depuis longtemps que je me plains de ne pas trop savoir ce que je ferai quand je serai grande, mais au fond de moi je savais que de quitter les bancs d'école ne se ferait pas de si tôt. J'ADORE L'ÉCOLE! point. Étudier jusqu'à ne plus sentir mon corps, rencontrer des gens, avoir un teint minable pour un A...
Je sais, je sais, je suis une nerds. Une nerds trouillarde. AInsi soit-il, je m'aime quand même!
mardi 29 mai 2007
mardi 8 mai 2007
N'importe quoi....
J'aime bien jouer des rôles. Ces temps-ci, quand mon tendre et doux amoureux part au boulot sans sa boîte à lunch sous le bras et sans son casque de construction, je joue à la femme au foyer. Étant donné que la période estivale n'est pas totalement enclanchée, je travaille par si par là et j'ai souvent mes avant-midi de libre. Je lave ses bas, je lave le plancher. J'écoute deux filles le matin, je brosse le chat. Tout ça ne me ressemble pas du tout, mais c'est très drôle de le faire. Comme ça j'ai l'air d'une fille qui manque d'hygiène, mais je considère juste qu'il y a mieux à faire que de la lessive dans la vie
Mais qui sait quand la pleine lune me transformera en bête féroce? Je troquerai alors mon tablier et mes cheveux doduement bouclés pour des bas filets et une coiffure de rockstar
Mais qui sait quand la pleine lune me transformera en bête féroce? Je troquerai alors mon tablier et mes cheveux doduement bouclés pour des bas filets et une coiffure de rockstar
lundi 7 mai 2007
Merci Ron Mueck
Dimanche matin. Mes yeux s’ouvrent. Je suis à Ottawa. Chose normale puisque je m’étais endormie là la veille. Programme de la journée : prendre tout notre temps pour faire-l’amour-et-peut-être-déjeuner. Mais encore, visiter l’exposition du talentueux sculpteur qu’est Ron Mueck.
Au menu, au moins deux heures d’attente avant de pouvoir observer les chefs-d’œuvre de réalisme que mon amoureux n’arrêtent pas de me vanter depuis qu’il l’a vu à Londre. Voilà que je m’apprêtais à lancer un commentaire tout bas parce qu’une femme ne cessait de me scruter qu’elle s’avance vers moi. Elle me demande tout bonnement si on attend pour Ron Mueck et je réponds que oui. Elle nous refile deux entrées. Celle-là venait de nous faire économiser 25 douleurs et deux heures de file d’attente. J’aime cette femme !
SI je ne m’abuse, c’était sa première exposition au en terre Canadienne. Il a un don. Celui de reproduire l’homme. Mais encore. On les regarde et on attend simplement qu’il cligne des yeux, qu’il nous parle. Son œuvre parle de l’être humain, des saisons de la vie. Il les raconte en se jouant de leurs expressions et de leurs tailles. Les textures de peau sont parfaites d'imperfections. Tout dans sa façon d'exposer laisse la scène aux personnages. Ils sont grandioses et minuscules. Grandioses comme une tête de bébé immense et minuscule comme une vieille dame aux yeux mi-clos qui se meurt, recroquevillé sous une couverture. Elle mesure au plus 50 centimètres. Comme si elle rapetissait à mesure que la mort la ratrappe.
Sa première œuvre s’appelle Dead Man. C’est son propre père mort qu’il a maquetté. A poil, nu comme un verre, la peau transparente, on scrute son abdomen en attendant un souffle. Ce sont ses propres cheveux qu’il a utilisé pour faire les poils des jambes du mort. Morbide vous dites ? Ouais… Une presqu’ordeur de morgue flotte dans l’air. Fabriquer une telle maquette lui a au moins pris six mois. 6 mois de labeur pour reproduire son propre père sur son lit de mort. Ça fouette !
Juste comme ça, j’en parlerais toute la journée. C’était mieux que bien de faire partie de l’univers de Ron Mueck dimanche dernier, sa dernière journée d’exposition.
Au menu, au moins deux heures d’attente avant de pouvoir observer les chefs-d’œuvre de réalisme que mon amoureux n’arrêtent pas de me vanter depuis qu’il l’a vu à Londre. Voilà que je m’apprêtais à lancer un commentaire tout bas parce qu’une femme ne cessait de me scruter qu’elle s’avance vers moi. Elle me demande tout bonnement si on attend pour Ron Mueck et je réponds que oui. Elle nous refile deux entrées. Celle-là venait de nous faire économiser 25 douleurs et deux heures de file d’attente. J’aime cette femme !
SI je ne m’abuse, c’était sa première exposition au en terre Canadienne. Il a un don. Celui de reproduire l’homme. Mais encore. On les regarde et on attend simplement qu’il cligne des yeux, qu’il nous parle. Son œuvre parle de l’être humain, des saisons de la vie. Il les raconte en se jouant de leurs expressions et de leurs tailles. Les textures de peau sont parfaites d'imperfections. Tout dans sa façon d'exposer laisse la scène aux personnages. Ils sont grandioses et minuscules. Grandioses comme une tête de bébé immense et minuscule comme une vieille dame aux yeux mi-clos qui se meurt, recroquevillé sous une couverture. Elle mesure au plus 50 centimètres. Comme si elle rapetissait à mesure que la mort la ratrappe.
Sa première œuvre s’appelle Dead Man. C’est son propre père mort qu’il a maquetté. A poil, nu comme un verre, la peau transparente, on scrute son abdomen en attendant un souffle. Ce sont ses propres cheveux qu’il a utilisé pour faire les poils des jambes du mort. Morbide vous dites ? Ouais… Une presqu’ordeur de morgue flotte dans l’air. Fabriquer une telle maquette lui a au moins pris six mois. 6 mois de labeur pour reproduire son propre père sur son lit de mort. Ça fouette !
Juste comme ça, j’en parlerais toute la journée. C’était mieux que bien de faire partie de l’univers de Ron Mueck dimanche dernier, sa dernière journée d’exposition.
vendredi 4 mai 2007
l'intégrité
J'ai eu une bonne discussion avec une amie hier. En pic-niquant toutes les deux, on a parlé de l'image qu'on projette. De l'extérieur. Elle m'a demandé bêtement comment je me voyais de l'intérieur. A cet instant précis, mes yeux n'ont pas pu fuir. Rien que le silence m'a donné envie de m'y attarder.
En inspirant profondément, j'ai vu ma silhouette et mon allure un peu gauche. Je me suis vue comme une petite fille encore. Je vais vers un ailleurs que je ne connais pas. Je n'ai pas peur. Seulement de me perdre. Je n'ai ni le vertige, c'est à croire que je ne ressens rien. Ni haine. Ni rien. Juste de la confiance.
On a réalisé ensemble qu'on était si pauvre pour notre âge. Mes parents avaient déjà une maison, un paquet de meubles et des litres d'eau dans la piscine à 23 ans. Je me souhaite davantage que d'avoir une jolie maison. Plus tard peut-être.
Je n'ai plus envie de faire des tonnes de fric. Seulement continuer de découvrir des cultures et des saveurs inconnues. M'étouffer de rire. Faire l'amour. Baiser.
A l'intérieur, c'est une tourmente d'émotions qui m'animent.
D'une voie doucereuse, je me tapote sur l'épaule et je reviens à moi. Lentement, je lui explique qui je suis. Elle me connaît par coeur. Elle me reconnaît. Elle me sourit. C'était une belle journée.
En inspirant profondément, j'ai vu ma silhouette et mon allure un peu gauche. Je me suis vue comme une petite fille encore. Je vais vers un ailleurs que je ne connais pas. Je n'ai pas peur. Seulement de me perdre. Je n'ai ni le vertige, c'est à croire que je ne ressens rien. Ni haine. Ni rien. Juste de la confiance.
On a réalisé ensemble qu'on était si pauvre pour notre âge. Mes parents avaient déjà une maison, un paquet de meubles et des litres d'eau dans la piscine à 23 ans. Je me souhaite davantage que d'avoir une jolie maison. Plus tard peut-être.
Je n'ai plus envie de faire des tonnes de fric. Seulement continuer de découvrir des cultures et des saveurs inconnues. M'étouffer de rire. Faire l'amour. Baiser.
A l'intérieur, c'est une tourmente d'émotions qui m'animent.
D'une voie doucereuse, je me tapote sur l'épaule et je reviens à moi. Lentement, je lui explique qui je suis. Elle me connaît par coeur. Elle me reconnaît. Elle me sourit. C'était une belle journée.
mercredi 2 mai 2007
rue qui fourmille
J'habite dans une rue. Je ne suis pas la seule. Ni la seule à habiter dans une rue, ni la seule à habiter ma rue. Une belle année que j'ai passé sur le plateau Mont-Royal. Seulement, depuis que le printemps jouit sur le perron, la lune de miel est terminée. Terminato que les weards de cette rue s'enferme grelotter pour l'hiver. C'est l'invasion, que dis-je la contamination.
Il y a ceux qui étaient là l'été dernier. Sauf qu'il y a des nouvelles têtes. Au sud ouest de mon appartement, à environ 90 degrés se rassemblent une joli-bande-de-mottés-post-adolescents-mais-qui-n'ont-pas-compris-que-l'adolescence-devrait-passer. Ils sont verts. Surtout verts. C'est la seule qualité que je leur connais parce que lorsqu'ils parlent, je n'y comprends rien. En plus, ils se prennent sincèrement pour une bande de black dans un ghetto. Youhou? Trop de Save the last dance dans vos écrans mes jolis. Et on passe.
Il y a l'antiquaire. Tout un homme. Des antiquités dans sa boutique? Vous vous souvenez du poster avec le mec en bédaine-bien-fichu qui tient un bébé? Je l'avais en cinquième. Il en vend. Inutile de le questionner puisque tout ce qu'il tient provient du temps des romains. Saviez-vous qu'ils avaient des tournes-disques dans ce temps-là? Tant qu'à y être je me pars une business pi je vends mon mini-four qui faisait des biscuits de quand j'étais minuscule. Non celui-là je le garde...
Ma nouvelle et plus récente découverte est le type qui dit souvent: T'as un criss de beau cul. Flatteur? C'est une plaie. Une gastro tiens. Il est partout. A chaque fois il me cris: Souris-moi tabarnak. D'habitude, j'aurais une réplique qui irait tout droit dans ses dents jaunes. Mais rien. Niette. Nada. Nicht. Je le frencherai d'abord. Ca va le taire. Je salive énormément en cas de panique.
Mais j'ai tout de même découvert qu'un bon ancien ami à moi habite juste en face. Je suis très excitée de ce nouveau venu adorable. Mais reste qu'il apparaît chaque fois que je me sussure à ma propre oreille que c'est OK d'aller à l'épicerie en gros jogging gris. Quoi? je suis confortable.... Il s'amène comme Aladin, sauf que je frotte rien du tout. Il n'a même pas de pantalons bouffis...
Il y a ceux qui étaient là l'été dernier. Sauf qu'il y a des nouvelles têtes. Au sud ouest de mon appartement, à environ 90 degrés se rassemblent une joli-bande-de-mottés-post-adolescents-mais-qui-n'ont-pas-compris-que-l'adolescence-devrait-passer. Ils sont verts. Surtout verts. C'est la seule qualité que je leur connais parce que lorsqu'ils parlent, je n'y comprends rien. En plus, ils se prennent sincèrement pour une bande de black dans un ghetto. Youhou? Trop de Save the last dance dans vos écrans mes jolis. Et on passe.
Il y a l'antiquaire. Tout un homme. Des antiquités dans sa boutique? Vous vous souvenez du poster avec le mec en bédaine-bien-fichu qui tient un bébé? Je l'avais en cinquième. Il en vend. Inutile de le questionner puisque tout ce qu'il tient provient du temps des romains. Saviez-vous qu'ils avaient des tournes-disques dans ce temps-là? Tant qu'à y être je me pars une business pi je vends mon mini-four qui faisait des biscuits de quand j'étais minuscule. Non celui-là je le garde...
Ma nouvelle et plus récente découverte est le type qui dit souvent: T'as un criss de beau cul. Flatteur? C'est une plaie. Une gastro tiens. Il est partout. A chaque fois il me cris: Souris-moi tabarnak. D'habitude, j'aurais une réplique qui irait tout droit dans ses dents jaunes. Mais rien. Niette. Nada. Nicht. Je le frencherai d'abord. Ca va le taire. Je salive énormément en cas de panique.
Mais j'ai tout de même découvert qu'un bon ancien ami à moi habite juste en face. Je suis très excitée de ce nouveau venu adorable. Mais reste qu'il apparaît chaque fois que je me sussure à ma propre oreille que c'est OK d'aller à l'épicerie en gros jogging gris. Quoi? je suis confortable.... Il s'amène comme Aladin, sauf que je frotte rien du tout. Il n'a même pas de pantalons bouffis...
mardi 1 mai 2007
vivement l'année de voyage
La boîte aux lettre a accueilli une bourse tant attendu hier matin. Je l'attendais tellement. Tellement tellement. Elle me servira à déambuler dans les rues de Londre pour la prochaine année dite dernière année de baccalauréat-de-caca. Cependant, ces gentils attributeurs de sous gratuits se sont dit, tens-moi donc cette petite minette que je te refile de quoi t'acheter des nananes. Résultat, si je veux aller passer l'année à Londre, pays où respirer vous étouffe le porte-monnaie, je dois travailler comme la fourmi-dans-la-cigale-et-la-fourmi. Exit les petites fêtes pour moi, je dois revêtir mon doux et tendre costume de serveuse souriante qui en a ras-le-bol.
Faire et refaire de l'argent, voilà ce à quoi je serai vouée cet été. Travailler sur une terrasse dans le vieux, pas si pire vous me direz? Je viens de terminer cette première d'une longue liste de journées qui s'amènent et j'hallucine mon nom depuis le métro. Ou plutôt ma nouvelle appellation estivale, j'ai nommé MADAME. Depuis quand je suis devenue une madame?
Faire et refaire de l'argent, voilà ce à quoi je serai vouée cet été. Travailler sur une terrasse dans le vieux, pas si pire vous me direz? Je viens de terminer cette première d'une longue liste de journées qui s'amènent et j'hallucine mon nom depuis le métro. Ou plutôt ma nouvelle appellation estivale, j'ai nommé MADAME. Depuis quand je suis devenue une madame?
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